vendredi 27 novembre 2020

BLOG #10 Mes premiers vrais tours de roue sur chemin

Prologue

J’adore ce mot « piste ». En parler à d’autre motard(e) te procure leur respect. 
Mais ils ne comprennent pas, ils pensent circuit, je parle chemin 😅. 
C’est surtout quand ils te demandent « tu es allé rouler où ? ». Et que tu leur sors fièrement « Le lac des Sagnes, le tunnel du Parpaillon et le col du Sommeiller (ce dernier sera le sujet du prochain article) » qu’ils comprennent 😇 (et encore s’ils connaissent…). 
Ces 3 pistes sont excellentes, en paysage, en expérience, mais différent en difficulté. 

Je ne me la pète pas, je commence à découvrir les pistes et je manque d’expérience sur le sujet, mais j’ai choisi ces pistes pour leurs proximités et non leur facilité. 

Le Lac des Sagnes

Découvert par le forum des multifadas, tracé rapidement sur l’ordi, je prends le reflex avec la batterie et go !
Petite pause à l’entré du col de la Bonette pour faire quelque photos de la moto et pour que je tente de faire quelque photo sur le vif de motard passant…


Passant par la cime de la Bonette, l’entré de la piste du lac ne se trouve pas très loin de Jausier,
mais le chemin n’est pas vraiment indiqué à défaut de le connaître et savoir où chercher sur Google Maps.
Ce qui est intéressant c’est que la piste comporte plusieurs moyen d’y accéder.
Enfin, en elle-même la piste se divise en 2 parties, une partie un peu technique avec de la montée, la seconde reste une belle piste roulante, plate. Juste par moment à flanc de montagne.
Les 2 ont le même final comme dit, mais la difficulté est différente, surtout un moment où j’ai appris à faire un demi-tour en pente avec la moto (merci, Matt adv).

 

De là, je fais un petit retour pour retourner jusqu’au croisement où j’ai voulu jouer l’aventurier et prendre à gauche (un aventurier ne va jamais tout droit, Donjon de Naheulbeuk).

Bref, la piste est superbe avec quelques pierres, mais les Pirrelli Scorpion Trail 2 accrochent bien, des petites pauses avant un dégoût total.
Pas de chute, mais quand tu te repose un peu des quelques galères précédentes, tu as toujours un type en GS qui passe tranquillement à un moment avec sa femme et le complet valises, top case.
Mais je ne jalouse pas, les GS.
J’aime ma moto son allure, sa rareté ✌️ et son moteur juste phénoménal !
Après ce passage on arrive au lac, je me suis senti heureux de cette épreuve que je me suis infligée pour commencer les chemins.

Bon, j’ai des progrès à faire surtout lors des prises de virage sur la droite et j’appréhende la descente à ce moment.
Mais avant ça, j’arrive à ma destination avec le lac en visu, la cascade et surtout d’un repos bien mérité…

 

Mais, n’oubliant pas pas de faire quelques photos pour immortaliser ce moment.
Comme toute chose qui monte doit redescendre un moment ou à un autre, je me relance sur le chemin, avec une certaine appréhension du danger…
Je descends doucement, trop doucement, et je finis par faire 2-3 erreurs que j’aurais pu éviter en ayant une meilleure vitesse.

Mais pas de problèmes autres que mon expérience, je finis le chemin et rentre par le col de la Cayolle et je rentre chez moi 🙂

Col du Parpaillon

Retour sur le chemin emprunté quelques mois auparavant dès l’obtention de la Multistrada, mais dans l’optique de le faire complètement !

Mais avant ça, retournons chez Ducati, Ducati Puget-Sur-Argens.
Après 7000 km (sur la 1260s ils faisaient 4000 km 🤔), les Scorpion Trail II commencent à rendre l’âme et je souhaite mettre des pneus pour les chemins en ayant quelques appréhensions, donc les Scorpion Rally STR sont choisis. 
Cela fait des années que je n’ai pas roulé avec des pneus à crampons (ils sont moins espacés que les Scorpion Rally ce qui permet d’avoir un meilleur ressenti sur route). Mais avec de super retours du mécano du concessionnaire mes craintes se sont évaporées.
Je pensais avoir des vibrations, seulement quand je roule en mode sportive, mais que je suis en roulage soft, j’ai un bon retour des pneus. Après un rodage de 150 km, les pneus ont pris forme et je n’ai plus la sensation de trou lors des virages.
Mon envie de chemin commence à devenir de plus en plus forte et décide de me diriger vers le Col du Parpaillon.
Je commence le col en entrant par la Condamine-Châtelard (un choix que je ne regretterai pas), je retourne au point où je me suis arrêté la première fois.
Le chemin est identique, mais moins humide et avec la montée de Scorpion Rally STR tout se passe mieux qu’à mon premier passage.
La seule différence notable avec les pneu est la sensation de tenir le pavé avec très peu de perte d’adhérence.
J’arrive donc au passage où je me suis arrêté la première fois,c’est le passage du pont en bois qui n’est plus traversable ce jour.
Passage obligé dans le lit de la rivière (qui était asséché pour le coup).

Normalement, je vous dirais que je n’ai pas galéré, mais rien que 500 mètres plus loin, un 4×4 avec sa remorque bloque le passage, qui m’oblige à passer dans un trou de souri et je continu t’en bien que mal la traverser en me faisant quelques sueurs froides.

J’entame la montée qui est assez corsée, le chemin, bien que dessiné, reste très friable, je fais même quelque passage en bord de route vu que l’autre côté est trop difficile pour le passage de la moto.
Quelques épingles plus loin, je me fais une pause et je croise un groupe de motards italiens en moyenne cylindrée qui monte sans trop de problèmes.

 

Je relance la moto et je me colle à eux (au moins si je tombe, il y aura quelqu’un qui me voit), par malchance, il s’arrête un peu plus loin sur un point de vue sur la vallée magnifique !
Mais pensant arriver au tunnel, je ne m’arrête pas et me lance dans une concentration digne d’un chevalier du Zodiaque atteignant le 7e sens.

Bien que quelques erreurs m’obligeant à poser pied à terre, j’aperçois enfin ma destination !
Que dire, j’ai lâché un sacré cri dans mon casque et un sentiment d’accomplissement énorme m’envahit, mieux que celui du lac des Sagnes.

Je n’ai pas fait que crier, j’ai aussi lâché au sol, toutes mes affaires tellement j’avais chaud.

Quelque minutes après mon arrivé, un groupe d’Allemands avec 3 Land Rover Defender sortent du Tunnel, je n’ose même pas me poser la question de comment ils vont redescendre vu l’état de la piste…
Mais vu les machines, je ne m’inquiète pas 😂, je pense, surtout aux personnes arrivant en face voyant ces 3 tanks descendre.

Je prends quelques photos, regarde le tunnel et j’aperçois des flaques d’eau ❤ .
Je rhabille le motard qui est en moi, ferme toutes les aérations de mes équipements et je traverse le Tunnel.
J’enrage intérieurement de ne pas avoir pris la GoPro pour le coup, mais j’en profite pour faire un autre aller-retour.
Je refais une pause de l’autre côté, mais beaucoup plus court, j’observe la piste que je vais devoir descendre.

Je change de sujet, mais de ce côté du tunnel, le chemin et le paysage sont complètement différents.

Du côté Condamine-Châtelard, on trouve, une terre très rocheuse, mais passée le tunnel, c’est de la terre poussiéreuse ce qui donne une piste beaucoup moins technique, mais beaucoup plus appréciable.

Quand je me suis lancé sur la descente, 1 minute après je vois sur mon chemin après une épingle 2 vélos, je les laisse passer sur le plat de l’épingle, mais c’était une très mauvaise idée.
Je me suis intelligemment mis à droite d’une belle ornière, impossible de braquer pour reprendre la route, j’ai pris une bonne dizaine de minutes pour faire demi-tour pour reprendre la route.

Après, le reste de la descente me fait beaucoup penser à ce que j’ai pu déjà faire sur le col du Sommeiller (bientôt l’article), la piste est super simple et vraiment top !

 

Et voilà qu’arrive la fin de ce petit trip où je recherche une boulangerie histoire de me remettre d’aplomb et je rentre chez moi histoire de me reposer.
Je déconne, je suis allé à inter me prendre un saucisson et une Chouffe pour fêter tout ça 🙂

Les traces

Check Also

BLOG #09 Première balade Solo

L’ami Ricoré Ce jour, voulant prendre un main la moto je me lance sur mes …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :