jeudi 29 octobre 2020

TRIP #01.1 Voyage dans le Val-Cénis [Partie 1]

La Préparation

Décidé durant le début de semaine en discutant avec une amie pour la rejoindre à côté de Thonon-les-Bains.
Ça tombe bien, ça me permet de faire la Route des Grandes Alpes (RGA pour les connaisseurs) que je voulais entreprendre dans l’année.
Commençant à réfléchir, non pas au tracé, mais à ma condition physique, pour le départ qui devrait ce faire le vendredi en début d’après-midi.
Le point de chute pour cette première soirée aurait été Savines-le-Lac pour total de 220 km environ en ayant un rythme rapide pour éviter la nuit et avoir un bon repos le soir…
Mais je change les plans mercredi, je pense partir samedi, exit la RGA, mon arrêt ce fera dans le Val-Cenis sans pour autant avoir choisi où dormir.
Durant mes choix de trace en sachant que je dois rejoindre un collègue-motard au col de L’Izoard (sans heures précises de rendez-vous). Je prends quelques libertés sur mon tracé pour tenter d’arriver vers 10 h-11 h en haut du col en rajoutant quelques suppléments).

Pour ce qui est de mes affaires, tout était prêt le soir, sauf le tracé du retour, car je pensais le faire directement sur OSMAND+ durant la nuit.
Mais l’application n’a rien voulu savoir impossible d’y faire un tracé…
J’ai remis les attaches sous la selle pour mes sacoches de selle Kreiga que j’avais dans mon ancienne Multistrada en prévoyant quand même 2 sangles supplémentaires.
Je mets le reflex dans la sacoche de 5 l avec le second objectif, les filtres.
Donc réveil matinal, pour faire le tracé que j’ai pensé la nuit (vous le verrez en partie 2).

Départ

Levé à 5 h, j’attache le tout, un tour de clef et on part.
Je ne change pas mes habitudes, je me dirige à la boulangerie pour prendre des forces, il est 6 h, je regarde une dernière fois ma région et je commence a rouler.
Direction le col de la Cayolle en passant par les gorges de Daluis, j’adore ce col, surtout quand je vais rouler à ces heures. Je ne croise personne sur les routes et surtout personne sur le col à part des vaches. Mais il faut garder son attention quand même, d’autant plus que juste avant du pont de la mariée, je me suis rappelé avoir oublié un truc très important. La batterie de mon reflex… 
Bref impossible de faire demi-tour on m’attend au col de l’Izoard. Je rejoins un autre motard qui descend de bourg en Bresse (@les.expes.de.papy).
Dans tout ce que j’entrevois sont des paysages déjà vus depuis mes années de permis, mais ce trip ne s’arrête pas à du déjà-vu, mais à du nouveau pour les mirettes…
Passage dans le col de la Cayolle, en début de matinée. Elle me lance des appels pour profiter et rester une petite heure impossible, je reste sur mon objectif de trace.
Maintenant, je me dirige vers le col de l’Izoard en passant par le lac de Serre-Ponçon

 

Une renaissance

Sentiment d’enfance ? Je crois que c’est ça qui m’a serré le cœur. 
Quand vous découvrez une chose nouvelle ?
Pour vous dire après mon passage de Barcelonnette, cette aire est un Nouveau Monde pour moi.
Car oui, je suis déjà allé au lac de Serre-Ponçon, col de Vars et col d’Agnel. Mais jamais plus loin tout ce qui se passera dans cette journée ne sera que de nouvelles zones et surtout ce qui arrive juste a ce moment.
Je ne veux pas longer le lac, je suis la D7 qui m’amène à Pontis.
Surprise ou cauchemar ! La dernière fois que j’ai autant galéré sur route, ce fut lorsque je suis parti en Auvergne.
Le chemin ; beaucoup de gravillons, d’épingles, les unes dernières les autres. Je prends sur moi, en dessinant le tracé, même sur google maps la route avait l’air d’être praticable et propre.
Bon, je suis quand même mauvaise langue, ça me donne une visu sur le lac et en hauteur et franchement je ne regrette pas.

 

La fin de cette D7, m’amène à suivre la route des Gorges du Guil, je ne me suis pas trop attardé dedans, par peur d’être en retard. Ne sachant pas combien de temps me prendrait la route du col de L’Izoard.
Putain, comme c’est beau ,hurlant dans mon casque ! Quelques kilomètres avant le sommet, mon cerveau n’arrivait plus à stocker ce qu’il voyait !
J’arrive à la cime et attends Papy, petit café, petite marche et surtout un début de bronzage motard (mais il y a eu pire après).

Contrées Voisines

Le voilà arrivé, sur son Autrichienne, je me fais un régal de discuter avec des personnes qui ont autant voyagé.
Je lui ai parlé de mon projet prévu cette année, faire route au Cap Nord. Avec le COVID c’est reporté à l’année prochaine, comme pour son trip en Russie.
Nous décidons, donc de reprendre la route, vers le col du Lautaret. Et si possible de trouver un coin pour se remplir le ventre.
Devant moi ce trouve un type, avec 2 valises en alu et surtout en y regardant de plus près, le monsieur ne pose pas le genou, mais les valises !

Un fou, je te dis.
La dernière fois que j’ai posé les valises, c’était avec ma SDS, qui me filait des baffes dès que je mettais trop d’angles.
Là n’est pas le sujet on retourne sur la route vers le Val-Cenis pour moi. Je ne puis pas vous décrire ce que je vois durant le tour de roue au Le Col du Lautaret. Ébahi, avoir du mal à garder les yeux sur la route avec le monde qui m’entoure, c’est ce dont je me souviens. Avec la neige encore présente, le bitume qui est un pur régal, j’ai adoré ce col je vous l’assure et le prochain encore plus.
Nous faisons une halte pour nous restaurer et surtout ce reposer.

Dernier tour de roue à 2

Direction sur le col du Galibier, mais pas de chance le glacier est sous les nuages, mais un vrai bouffé d’air frais.
On discute de voyages, des prévisions pour l’année et surtout je prends des notes pour mon projet de 2021.
J’ai bien aimé cette partie Lautaret et Galibier et surtout le rythme de la route est top bien que la descente pour moi fut difficile, surtout le Col du Télégraphe, la fatigue commencée à frapper à la porte.
Nous faisons une halte à Saint-Michel de Maurienne.
Une petite heure, cacher du soleil, car il faut le dire la météo au top, mais la chaleur insupportable.
C’est un au revoir, je promets de monter sur Bourg-en-Bresse pour faire un coucou durant mon périple de la route des grandes alpes avant le Alpes Moto Festival de 2021.

En Solo

Maintenant, je me dirige vers Modane juste pour prendre une photo à un collègue du travail qui y a vécu quelques mois.
Je me suis fait chier sur toute la route, mais ça m’a permis de reprendre des forces.
Il manque quelque chose, j’ai oublié que je devais dormir à un moment. Arrivé à Lanslebourg-Mont-Cenis, juste à l’entrée de la ville je me prends 5 minutes pour réserver un hôtel.
Je choisis donc l’hôtel Les Marmottes (Reservation Booking), pour laissé le temps à l’hôtel de préparer la chambre, je me rends au lac du mont Cenis.
Mais, la route, que dire juste magnifique, et le paysage j’en parle même pas, je pleurais dans le casque de en pas avoir pris la batterie du reflex.
Après, la montée au lac, retour à l’hôtel je pose les affaires, j’hésite 3 minutes et vu qu’il était 17 h, je pars vers le Col de l’Iseran qui ce trouve à côté.
Je me retrouve dans un environnement comme au Col de la Bonette, mais avec de la neige, beaucoup de neige.
La cime ce trouve à 2770 m un peu sous les nuages et quelques petites gouttes d’eau lorsque je suis monté.
Je ne parle pas des murs de neige, qui me rappelle vaguement Games Of Thrones, je me suis senti tout petit devant ça.
Retour à Lanslebourg-Mont-Cenis,
moto dans le garage et le motard devant une bière, je me change et direction une pizzeria pour finir cette journée.



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